▬ Si vous lisez ces lignes cela signifie que votre curiosité à prit le dessus sur votre bon sens! eh bien soit je vais donc tout vous raconter.. ▬
Je devais avoir tout juste vingt-deux ans, si mes souvenirs ne me trompent pas... Je venais de sortir de mes classes d'agent de la voie publique, et je fus affecté à Gertwiller, village au premier abord accueillant bien qu'intriguant.
J'avais vécu jusqu'à ce jour dans les grandes artères de notre pays, ▬ Plus précisément Paris, là où j'avais obtenu mon droit d'exercer le métier qui me guida dans ce cul-de-sac.. ▬ Pour moi Gertwiller n'était qu'un vaste terrain de jeu dont j'avais déjà pu faire le tour en moins d'une demi-journée.
Les habitants étaient accueillant, chaleureux, dépourvu du stress que l'on peut embrasser quotidiennement dans les ruelles parisiennes.. Ici, nous ne connaissions pas cette peur constante dans les grands centre de notre société. Cette peur qui vous broie le ventre lorsque vous pénétrez dans certaines ruelles sombres de Paris, ce genre de ruelle où votre survie ne tient qu'à un fil, flirtant avec la mort, lui offrant une danse l'espace de quelques enjambées.. Le sang se glace, tout vos sens sont en alerte à chaque micro-bruit, les battements de votre coeur, sonnent comme un accompagnement funèbre.. Ces sales rongeurs vous scrutant dans les sombres recoins mêlés aux ordures et restes de certains malheureux, tel de vulgaires charognards nécrophages..
Cette pression, cette monté d'angoisse, ce mal-être était le quotidien de chacun. Mais ce n'était pas le cas pour cette sinistre commune, le taux de criminalité étant quasi-nulle depuis bon nombres d'années.
J'étais le bleu de la maison, du haut de mes vingt-deux ans, avec ma tenue toute fringante sortant d'une usine publique, formé, prêt à l'emploi, paré à toute éventualité...
Toute?...Non! L'ennuie ne faisait pas partie de nos cours. Et pourtant j'ai dû me familiariser avec ce mot. Car, vous l'aurez compris, notre quotidien en tant que force de l'ordre dans ce patelin n'était pas des plus passionnant...
Je me souviens encore lors de l'annonce de mon lieu d'affectation, je me voyais déjà faire face à la grande criminalité, mes instructeurs m'avaient promis un changement radical d'atmosphère, la connaissance d'un monde inconnu qui susciterait en moi de nouvelles approches du métier... C'est ici à Gertwiller que j'aurai donc ce fameux éveil dont on m'avait tant parlé...
Premier jour dans la commune, le climat était déjà posé, de vieilles maisonnettes fumantes à l'unisson, des rues lumineuses éclairées par les sourires des passants, pas un regard sombre, par un retour à la froideur de ma jeunesse..
À peine eu-je fais quelques pas dans l'agglomération, que je sentis un changement foudroyant.
Où était cette odeur macabre? La senteur matinale d'un corps en décomposition à moitié déchiqueté par quelques chiens errant ▬ Qui se sont d'ailleurs attardés sur des intestins se trouvant étendus tout le long de la ruelle, baignée d'une mare de sang coagulé vernissant d'un rouge lugubre les pavés des allées.. ▬ Rattachant ce macchabée à un dépôt d'ordure, comme un nouveau né relié à sa mère par le cordon ombilical... Ce genre de climat où même les odeurs, si présente, en deviennent palpable à l'½il nu, nous montrant un épais brouillard de pourriture, où même les cafards évitent de s'y aventurer. Cette puanteur nauséabonde et suffocante qui distinguait tellement mon quotidien d'autrefois, mes cloisons nasales se sentaient rajeunie par le parfum du pain d'épice qui hantait chaque bâtiment..
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